Asthme, est-on sûr du diagnostic ?

 
Un médecin a parlé d’asthme, mais est-ce certain ? Découvrir que son enfant souffre d’asthme ne doit pas être une catastrophe et faire penser qu’il va rester asthmatique toute sa vie, au contraire, diagnostiqué tôt l’asthme pourra être plus facilement maîtrisé par un traitement efficace.
 

On parle d’asthme même devant des manifestations rares et discrètes

Actuellement on emploie facilement le mot asthme, même si les signes respiratoires sont discrets ou très occasionnels. Ce n’est pas parce le diagnostic d’asthme a été porté que les gênes respiratoires vont être fréquentes et sévères. On parle d’asthme même si les gênes ou crises surviennent tous les 10 ans. L’intérêt de mettre l’étiquette « asthme », quand les manifestations sont minimes, permet d’y penser quand une nouvelle gêne survient, et de la traiter efficacement et rapidement dès le début.

En portant un diagnostic rapidement, un traitement efficace est prescrit

Il y a 15 ans, les médecins utilisaient volontiers les termes de bronchite sifflante, bronchite asthmatiforme, bronchiolite à répétition ou bronchite spastique et n’osaient pas employer le mot asthme, de peur d’effrayer les parents. Trop souvent les enfants recevaient pour cette nouvelle « bronchite » des antibiotiques. Or les antibiotiques ne sont pas efficaces pour traiter la crise asthmatique, et bien sûr les signes traînaient. Actuellement, quand un enfant présente une gêne respiratoire, s’il a été « étiqueté » asthmatique, le médecin pensera d’abord à l’asthme qu’il confirmera ou infirmera. S’il s’agit bien d’une crise d’asthme un traitement adapté, rapidement efficace, sera alors prescrit.

Les modes d’expression de l’asthme chez l’enfant sont multiples.

Les accès de sifflements répétés ne sont retrouvés que chez 75 à 86 % des enfants asthmatiques. La toux est le signe le plus fréquent, on la retrouve chez 92 à 96 % des enfants asthmatiques. D’autres signes cliniques sont également fréquents : respiration difficile, trouble du sommeil, gêne à l’effort, encombrement bronchique, fatigue. Dès que des signes respiratoires se répètent, quels qu’ils soient, il faut évoquer un asthme. Mais d’autres maladies, beaucoup plus rares, peuvent aussi s’exprimer par ces signes, ce sont les faux asthmes. Le médecin fera toujours un bilan simple pour s’assurer qu’il s’agit bien d’un asthme.

Un questionnaire validé pour dépister l’asthme.

La réponse « oui » à une seule de ces questions rend plausible le diagnostic d’asthme :

  • Avez-vous présenté des épisodes de sifflements ?
  • Avez-vous eu une toux gênante, particulièrement la nuit ou au réveil ?
  • Avez-vous été réveillé par de la toux ou des difficultés respiratoires ?
  • Avez-vous eu des sifflements après une activité physique, après de la course à pied ?
  • Avez-vous rencontré des difficultés respiratoires dans une saison particulière ?
  • Toussez-vous ou ressentez-vous de l’oppression après l’exposition à des allergènes ou des irritants (odeurs fortes, tabac… ) ?
  • Les rhumes vous tombent-ils sur la poitrine et durent-ils plus d’une dizaine de jours ?
  • Quand ces signes surviennent, utilisez-vous un médicament broncho-dilatateur ?
  • L’utilisation de ce broncho-dilatateur soulage-t-il ces signes ?

 

Publié le 15 avril 2013 - Mis à jour le 6 décembre 2016