Asthme ou allergie ?

 

L’enfant tousse, siffle, le médecin a parlé de « bronchites sifflantes » ou de « bronchites asthmatiformes » mais en réalité, s’agit-il d’asthme ou d’allergie, s’inquiètent les parents ? En fait l’allergie et l’asthme coexistent le plus souvent.

L’allergie déclenche de nombreuses manifestations

L’allergie est responsable de toute une variété de signes. Ces signes peuvent être respiratoires (rhinite, toux, asthme), oculaires, cutanés, digestifs ou généraux. L’allergie déclenche, dans certaines circonstances, des signes qui peuvent toucher de nombreux organes. Par exemple au niveau de l’appareil respiratoire, les signes seront la rhinite et l’asthme. L’allergie n’est donc pas une maladie en soi, mais le facteur déclenchant de nombreux signes.

Une crise d’asthme peut être déclenchée par de nombreux facteurs

Les gênes respiratoires, les crises d’asthme, sont déclenchées par de nombreux facteurs. Ce sont les allergies (acariens de la poussière de maison, pollens, allergènes libérés par un animal, moisissures atmosphériques, cafards), les irritants (tabac, pollution, odeurs fortes), les microbes (infection virale comme la grippe), l’effort (surtout la course d’endurance en hiver), l’humidité, les facteurs émotifs et, plus rarement, certains médicaments comme l’aspirine qui peuvent être la cause d’une crise d’asthme. L’allergie n’est donc qu’un facteur déclenchant d’asthme parmi d’autres. Il est vrai que, chez le grand enfant, les gênes respiratoires sont plus souvent d’origine allergique et dues au contact avec un allergène auquel l’enfant est sensible. Mais d’autres facteurs, comme l’effort entraînent parfois des gênes.

Quand l’asthme est déséquilibré, rien ne va plus

Quand l’asthme est déséquilibré, des facteurs qui jusqu’à présent n’entraînaient pas de gêne respiratoire, peuvent en donner. Un enfant a un asthme peu présent, « intermittent », survenant uniquement lors des contacts avec les chats. A la suite d’une crise, cet enfant peut présenter des sifflements après un effort. En effet, après une crise, les bronches deviennent plus réactives ou plus « chatouilleuses », elles réagissent plus facilement à tous les facteurs qui sont susceptibles de déclencher des crises d’asthme.

Comment reconnaître les facteurs déclenchants de l’asthme

L’interrogatoire mené par le médecin est l’élément majeur qui permet de rechercher les facteurs à l’origine des crises d’asthme : allergies, infections virales, irritants, polluants, efforts, composante psychoaffective. L’enquête allergologique repose alors avant tout sur l’interrogatoire et les tests cutanés. Aucun test ne permet de dire, par exemple, dans quelles proportions l’asthme est d’origine psychologique et d’origine allergique. La part respective des facteurs va, de plus, évoluer avec le temps.

L’allergie un facteur de risque de l’asthme du nourrisson

L’asthme du nourrisson disparaît le plus souvent en grandissant. Si sa mère est asthmatique (facteur héréditaire), s’il a déjà présenté des manifestations allergique comme une allergie alimentaire ou un eczéma, si ses tests cutanés pour les allergènes sont positifs, l’asthme du nourrisson risque plus souvent de perdurer. L’allergie est donc un facteur de moins bon pronostic de l’asthme du nourrisson.

 

 

Publié le 15 avril 2013 - Mis à jour le 15 avril 2013