Référence

extrait de : Les allergies de l'enfant, les prévenir et les combattre.

Dr Etienne Bidat,
Christelle Loigerot.
Editions Milan,
Toulouse, 2003 15 euros.


Toute réaction à l'ingestion d'un aliment
est-elle synonyme d'allergie ?

Des réactions de différente nature peuvent survenir après l’ingestion d’un aliment.


Les réactions toxiques

Elles sont dues à des substances qui sont naturellement présentes dans les aliments (un champignon vénéneux par exemple) ou qui les contaminent (une toxine bactérienne qui pullule dans un aliment mal conservé). A l’ingestion d’un aliment contaminé, n’importe quel individu développe une réaction. Ces réactions toxiques ressemblent aux réactions allergiques : urticaire, œdème, vomissements, choc.

Les réactions non toxiques

Pour les réactions non toxiques, seules certaines personnes « sensibles » réagissent à la consommation de l’aliment. Il y a deux sortes de réactions : les réactions allergiques à mécanisme immunologique et les réactions non allergiques à mécanisme non immunologique (intolérance).

Les réactions allergiques alimentaires

Elles sont de deux types. Soit les anticorps de l’allergie appelés IgE sont en cause, on parle alors d’allergie alimentaire IgE médiée. C’est la mieux connue et la plus fréquente. Elle provoque des signes cutanés, respiratoires, digestifs ou des réactions plus violentes comme le choc anaphylactique. Soit ces anticorps ne sont pas en cause et l’on parle d’allergie alimentaire non IgE médiée. Étudiées depuis peu, ces dernières réactions allergiques sont de plus en plus souvent décrites dans la littérature scientifique, notamment pour les signes digestifs. Certaines formes d’eczéma sont liées à ce type d’allergie.

L’intolérance alimentaire

C’est une réaction typique aux aliments, confirmée par des tests de provocation mais le mécanisme allergique n’entre pas en jeu. L’intolérance alimentaire est probablement responsable de la majorité des réactions aux aliments. Il existe plusieurs types de réactions. Certaines substances, comme la tyramine, l’histamine ou des produits qui libèrent de l’histamine, sont naturellement présentes dans de nombreux aliments. Une faible consommation n’entraîne pas de réaction, mais une quantité importante peut provoquer une petite démangeaison chez les uns, une urticaire chez les autres. Quand l’enfant réagit à des quantités modérées de ces produits, s’il associe dans un même repas plusieurs aliments riches en histamine, les signes qui ressemblent à l’allergie apparaissent. S’il prend ces mêmes aliments en petite quantité il n’y a pas de problème. Un repas qui associe plusieurs aliments très riches en histamine ou tyramine, aggrave l’eczéma (œufs, tomates, poisson, fraise et chocolat). On parle dans ce cas de fausse allergie par intolérance alimentaire.

Un bilan allergique pour adapter le régime et se simplifier la vie

En présence de signes qui évoquent une allergie alimentaire un bilan est indispensable. Il déterminera s’il s’agit d’une allergie, d’une intolérance ou d’un autre type de réaction. La gestion de l’alimentation au quotidien et les traitements (si nécessaire) ne sont pas les mêmes dans tous les cas. L’évolution aussi diffère selon le type de réaction : l’évolution des intolérances chez l’enfant est souvent rapidement favorable.

 

 

 

 

 

 

© Allergienet 2003

Doc. créé le 15-Juin-2003
Mis à jour le 03-Jui-2007

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