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La prévention de l'allergie,
est-ce possible ?
L'avenir de l'allergologie porte probablement sur la prévention des manifestations de l'allergie.
Cette prévention évite l’apparition de nouveaux cas d’allergie et, chez un enfant déjà allergique, elle limite la fréquence
et la durée des signes.
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Prévenir l’apparition d’une allergie
Diminuer l’apparition de nouveaux cas d’allergie, c’est ce qu’on appelle la prévention primaire.
Cette action doit être précoce, avant même que les signes n’apparaissent.
Tout cela est récent et il n’est pas toujours aisé de s’y retrouver.
Certaines méthodes de prévention qui semblaient acquises sont actuellement remises en cause.
Les médias s’emparent trop vite de certaines découvertes très récentes avant même que celles-ci ne soient confirmées.
Même si la recherche est encore un peu balbutiante, il est néanmoins prouvé que certaines mesures prises avant la naissance,
et poursuivies pendant les premières années de vie, permettent de réduire considérablement
le risque de manifestations allergiques chez l'enfant (diversification alimentaire retardée, environnement sans poussière… )
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Un programme de prévention obligatoirement étendu
Un programme préventif se limitant à l'allaitement maternel exclusif
(en supprimant de l'alimentation de la mère l’œuf, le lait, le poisson) diminue chez l'enfant uniquement le risque de survenu d’un eczéma.
De plus cet effet protecteur n'est que transitoire.
Par contre chez des enfants à « haut risque » d’allergie, un programme préventif étendu qui comprend à la fois
le contrôle de l'alimentation du nourrisson et de la mère et le contrôle de l'environnement,
diminue significativement le risque de manifestations allergiques respiratoires et cutanées chez l'enfant.
Dans une étude anglaise, les nouveaux-nés « à risque » ont bénéficié de mesures préventives étendues pour le premier groupe
ou de mesures habituelles pour le deuxième groupe.
Après un an, l'effet des mesures préventives est très significatif : les manifestations allergiques sont retrouvées chez 13 % des enfants
du premier groupe et chez 40 % des enfants du deuxième groupe.
Deux ans plus tard, la différence reste significative, même si elle est moins marquée.
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Prévenir les nouvelles manifestations chez un allergique
Cette prévention diminue l'évolution et la durée de l’allergie quand elle est installée.
Son intérêt est bien établi depuis de nombreuses années.
Il est évident que la suppression de l’allergène, en cas de manifestations à cet allergène, est bénéfique :
l’enfant asthmatique allergique aux acariens voit son asthme s’améliorer lors d’un séjour à la montagne,
dans une atmosphère pauvre en acariens ; l’allergique au chat n’est plus gêné en l’absence de contact avec cet allergène.
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A qui proposer une prévention primaire de l’allergie ?
La prévention primaire est justifiée si le nouveau-né présente un risque important de développer une allergie.
Dès la grossesse, la mère doit mettre en place des mesures de prévention de l'allergie si elle ou le père,
les frères et sœurs du bébé à venir, ont de l'asthme, de l'eczéma ou une rhinite allergique.
Après la naissance, même si le nourrisson n’a pas de signe d’allergie, la positivité d’un test cutané d’allergie
renforce le bien fondé de cette prévention et permet de l’orienter si, par exemple, il existe des tests positifs pour les acariens.
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