L'allergie alimentaire :
comprendre les listes d'ingrédients

L’allergie alimentaire complique les achats. Le consommateur allergique est tenu de lire attentivement les étiquettes où tout n’est pas forcément indiqué. La législation sur l’étiquetage des denrées préemballées est, au moment de la rédaction de ce livre, en cours de modification au niveau de la Communauté Européenne.


La règle des 25 %

Actuellement cette règle règne et empoisonne la vie des allergiques. Prenons un exemple : si dans une boîte de cassoulet les saucisses entrent pour moins de 25 % dans la quantité totale du produit, le fabricant n’est pas obligé de déclarer la composition des dites saucisses. Ces saucisses peuvent donc contenir un allergène, mais le consommateur n’en saura rien puisque ce n’est pas indiqué sur l’étiquette. En juillet 1999, l’instance internationale, le Codex Alimentarius (autorité compétente pour la sécurité des aliments), a abaissé ce seuil de 25 % à 5 %. Ces nouveaux « standards » ne sont pas encore applicables et ne suffisent pas aux allergiques.

L’étiquetage des allergènes « notoires »

En plus de la suppression de la règle des 5 %, la réglementation européenne s’oriente vers l’obligation d’étiqueter en clair les allergènes « notoires », qui devraient toujours apparaîtrent sur la liste des ingrédients. Il s’agit des substances causant « des réactions sévères, fréquentes et prouvées ». Le projet de la directive européenne propose de retenir les ingrédients suivants et tous leurs dérivés : céréales contenant du gluten, crustacés, œufs, poissons, arachides, soja, lait (y compris lactose), fruits à coque, graines de sésame, sulfite en concentrations d'au moins 10mg/kg. Les allergiques à d’autres produits devront toujours contacter, avant tout achat ou toute consommation, le « service consommateurs » du fabricant si la liste d’ingrédients contient des aliments non détaillés comme les épices en cas par exemple d’allergie à la moutarde.

Les graisses végétales et autres exceptions

Certains produits et certains ingrédients bénéficient actuellement d’exceptions. Le fabricant n’est pas tenu par exemple de préciser les huiles et graisses végétales qu’il utilise. En cas d’allergie à l’huile d’arachide qui est finalement une allergie exceptionnelle, ou d’allergie à l’huile de sésame, ce qui est plus fréquent, l’allergique doit contacter le « service consommateur » concerné ² afin de connaître précisément l’huile employée.

L’étiquetage dit préventif… les industriels se protègent ?

Certains industriels se sont mis à mentionner le risque de présence fortuite de certains allergènes dans leurs produits. Il suffit que dans une usine soient, par exemple, introduites des cacahuètes pour que tous les aliments issus de cette usine portent la mention de « traces d’arachide », « peut contenir de l’arachide », ou plus simplement encore que le terme arachide apparaisse à la fin de la liste des ingrédients. Les industriels couvrent leur responsabilité et prémunissent le consommateur de tout risque. Mais l’information n’est ni claire ni généralisée et complique singulièrement les achats des allergiques. Aussi les associations de personnes allergiques sont en discussion avec les industriels et avec les pouvoirs publics pour élaborer un code de language commun qui informe réellement les consommateurs.

 

 

 

 

© Allergienet 2010

Doc. créé le 15-Juin-2003
Mis à jour le 27-Mai-2010

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