Evolution allergie

 

L’évolution de l’allergie est parfois étonnante. Comme dirait la chanson : « ça s’en va et ça revient » . Il existe une explication : le terrain allergique.

 

Est-il vrai que l’eczéma se transforme plus tard en asthme ?

Les premières manifestations de l’allergie sont souvent cutanées : l’enfant a de l’eczéma. En grandissant les signes cutanés disparaissent le plus souvent et les signes respiratoires peuvent apparaître. Ce sont d’abord des toux, des « bronchites sifflantes », puis on finit par parler d’asthme. Dans cette évolution, c’est le terrain allergique qui est en cause. Ce n’est pas parce que l’eczéma est traité qu’il « entre » et fait « ressortir » l’asthme. Asthme et eczéma sont deux signes différents de la même maladie allergique. On observe chez certains enfants une balance entre eczéma et asthme. Quand ils ont de l’eczéma, ils n’ont pas d’asthme et à l’inverse quand leur asthme dérape, ils n’ont pas d’eczéma. Actuellement on ne connaît pas d’explication à ce phénomène.

Ça disparaîtra à la puberté ?

Certaines manifestations à caractère allergique s’améliorent voire disparaissent à la puberté, c’est notamment vrai pour l’asthme. Cette bonne évolution serait favorisée par le suivi d’un traitement adapté pendant l’enfance. On comprend qu’un enfant devenu adulte et qui a un appareil respiratoire abîmé, séquelle d’un asthme non stabilisé, pourra au mieux guérir… mais avec des séquelles. Il est donc indispensable que l’enfant arrive à l’âge adulte sans séquelle. Ceci est le plus souvent possible, sous réserve d’un suivi régulier et d’un éventuel traitement quotidien pendant l’enfance.

L’enfant allergique risque d’avoir d’autres allergies !

Une personne allergique est atopique, c’est à dire qu’elle a un terrain allergique. Son organisme développe plus facilement de nouvelles allergies si elle est en contact avec de nouveaux allergènes. Il faut donc éviter, quand on est allergique, d’avoir des contacts intenses et prolongés avec des allergènes fréquemment responsables de réactions allergiques. Si un enfant uniquement allergique aux acariens désire s’occuper d’un hamster, il ne faut pas l’encourager. Du fait de son terrain allergique, il risque de développer une allergie au hamster. Cet animal est connu pour déclencher rapidement des réactions allergiques chez les sujets prédisposés. En règle générale, pour les animaux à poils, plus ils sont petits, plus vite l’allergique se sensibilise à l’animal. Il est donc préférable, si vraiment on veut absolument un animal à la maison, de prendre un éléphant plutôt qu’un hamster ! Plus sérieusement l’allergique ne doit pas prendre d’animaux à la maison, ainsi il évitera le drame de la séparation si l’allergie à l’animal se développe.

« Ça s’en va et ça revient » un phénomène encore non expliqué

Les manifestations de l’allergie évoluent de façon parfois imprévisible. Les signes peuvent disparaître pendant de nombreuses années puis réapparaître sans que l’on ne sache pourquoi. Pendant tout ce temps, l’allergie était toujours présente, mais elle ne se manifestait pas, elle était en « veilleuse ». Il n’y a pas encore d’explication scientifique à ce phénomène.

 

Publié le 15 avril 2013 - Mis à jour le 15 avril 2013