Allergique à quoi, comment savoir ?

 

Un enfant qui souffre d’un rhume des foins typique est à l’évidence allergique. Il n’est donc pas nécessaire de prouver qu’il a un terrain allergique, il faut avant tout, chez lui, rechercher les pollens qui déclenchent sa rhinite. Par contre, en présence d’une obstruction nasale chronique (nez bouché en permanence), d’une toux persistante, d’un asthme, l’enquête recherche tout d’abord un terrain allergique.

 

La recherche du terrain allergique

Elle repose sur un interrogatoire poussé et un examen clinique (examen de la peau, des bronches, du nez…) et éventuellement sur les tests sanguins de dépistage du terrain allergique. L’interrogatoire recherche un asthme, un eczéma ou une rhinite allergique chez les parents ou dans la fratrie. Si ces manifestations sont présentes, l’enfant risque d’avoir un terrain allergique (voir question 12).

Les tests sanguins de dépistage de l’allergie

Les tests sanguins de dépistage de l’allergie recherchent la présence d’IgE à certains allergènes courants (voir question 53). Face à des signes que le médecin soupçonne être d’origine allergique, il demande, par le biais d’une seule prise de sang, à ce que les allergènes les plus courants soient examinés. En cas de positivité, les signes de l’enfant ont probablement une composante allergique. La fiabilité de ces tests est de 90 à 95 %. Un test négatif signifie en général que les manifestations de l’enfant ne sont pas d’origine allergique mais cela n’est pas absolu. Comme pour tous les tests sanguins, il existe des faux négatifs et des faux positifs. Cette prise de sang ne nécessite pas d’être à jeun, et peut être pratiquée même si un traitement par antihistaminiques est pris.

La traque des allergènes responsables des signes

Si les manifestations sont à l’évidence d’origine allergique ou si les tests sanguins de dépistage de l’allergie sont positifs l’enquête allergologique se poursuit. L’interrogatoire joue alors un rôle primordiale, le médecin en fin limier, cherche le ou les allergènes à l’origine des troubles. Pour chaque allergène, il demande aux parents s’ils ont déjà constaté des manifestations allergiques quand l’enfant est exposé à l’allergène. Parfois, la relation de cause à effet entre l’exposition à un allergène et les manifestations cliniques est évidente : l’enfant a immédiatement une manifestation à caractère allergique chaque fois qu’il caresse un chat. Dans d’autres situations, c’est un interrogatoire minutieux, détaillé, policier, couplé aux connaissances sur les allergènes, qui permet de retrouver l’allergène qui est à l’origine des manifestations. Les tests cutanés (voir question 51) confirment le plus souvent l’impression clinique et il n’est pas nécessaire, pour les allergies aux pneumallergènes, d’effectuer d’autres examens.

Dans les cas difficiles

L’enquête allergologique peut se poursuivre par d’autres dosages sanguins, des tests de provocation ou le dosage des allergènes dans l’habitat où vit l’enfant.

 

 

Publié le 15 avril 2013 - Mis à jour le 15 avril 2013