Allergies augmentation 1 ?

La fréquence des maladies allergiques augmente surtout depuis les années soixante. De nombreux travaux se sont attachés à rechercher les raisons de cette hausse. Certains facteurs sont encore hypothétiques, d’autres sont prouvés. Passons en revue les « certitudes ».

La pollution

En Europe, les maladies allergiques sont plus fréquentes à l’Ouest qu’à l’Est. La pollution industrielle est plus importante à l’Est. À l’Ouest, la pollution est plus chimique et notamment liée à l’automobile. Les particules émises par les véhicules diesel augmenteraient en théorie la fréquence des maladies allergiques, mais il n’y a pas d’étude épidémiologique qui le confirme. Par contre chez un sujet présentant déjà une maladie allergique, la pollution peut aggraver les manifestations.

Le mode de vie

Les enfants vivant à la ferme, au contact des animaux, et tout particulièrement des vaches, développent moins d’allergies, et notamment d’allergies aux pollens. Une maison humide, mal aérée, renfermant de nombreux allergènes ne semble pas favoriser l’apparition chez les personnes non allergiques de nouveaux cas de maladies. Par contre chez une personne déjà allergique un tel environnement favorise la survenue de manifestations.

Les habitudes de vie

Le tabagisme de la mère pendant la grossesse et après la naissance est un facteur de risque reconnu de maladie allergique chez l’enfant. Les derniers-nés d’une famille nombreuse sont moins souvent allergiques que les premiers nés. Il semblerait que les petites infections propagés par les aînés et attrapés par les plus petits les protègent plus de l’allergie. La sensibilisation aux allergènes (tests positifs) est trois fois plus fréquente chez les enfants qui fréquentent la crèche après 2 ans que chez ceux qui sont admis avant 1 an. A la crèche, certaines infections virales peuvent favoriser le développement de maladies allergiques, d’autres peuvent l’éviter. Les infections respiratoires ORL banales, virales (rhinites, rhinopharyngites…) répétées dans les premières années de vie, diminuent le risque de développer un asthme à l’âge scolaire. Quand les infections respiratoires dues au virus de la bronchiolite (virus respiratoire syncithial) sont sévères (conduisant à une hospitalisation), ou se répètent, le risque d’avoir un asthme ou un eczéma à 7 ans est plus grand. Par contre si la bronchiolite n’est pas sévère l’enfant fera probablement par la suite quelques « bronchites sifflantes », mais à 12 ans le risque d’avoir un asthme est identique à celui des enfants qui n’ont jamais eu de bronchiolite.

L’augmentation des allergies dépend des modifications des habitudes alimentaires.

La diversification alimentaire trop précoce chez le nourrisson est l’un des principaux facteurs de la hausse des allergies alimentaires. Les maladies allergiques sont plus fréquentes dans les pays développés où la consommation d’aliments contenant de l’acide linoléique augmente (on le trouve dans les huiles végétales), et celle d’aliments contenant de l’acide gras oméga 3 baisse (on le trouve dans les poissons gras et huile de noix et de canola). La diminution de consommation d’aliments contenant des antioxydants (fruits et légumes) contribue aussi à l’augmentation des maladies allergiques.

 

Publié le 15 avril 2013 - Mis à jour le 15 avril 2013