Asthme, faut-il vraiment faire des examens ?

 

C’est en prenant en charge l’asthme le plus tôt possible, dès les premières gênes respiratoires ou crises, que le traitement est le plus efficace.

 

Pour être sûr que l’asthme est minime, il faut faire un bilan !

L’interrogatoire et l’examen clinique sont d’une aide restreinte pour apprécier la sévérité réelle de l’asthme. La mesure de la respiration par les explorations fonctionnelles respiratoires est indispensable. Un enfant peut ne pas sentir de gène respiratoire, l’auscultation peut être normale, alors que la mesure de la respiration est mauvaise avec une obstruction bronchique importante. C’est la mesure de la respiration qui permet d’évaluer finement la sévérité de l’asthme et oriente la prescription d’un traitement adapté, sans excès ni défaut ; elle a la même importance que la mesure de la tension artérielle chez une personne hypertendue, sa surveillance est un geste systématique

Comment apprécier la sévérité réelle d’un asthme ?

L’évaluation de la sévérité de l’asthme est facile. Elle repose sur une analyse des signes cliniques, de la consommation des médicaments arrêtant la crise (broncho-dilatateurs), des fluctuations du débitmètre de pointe (peak flow) mesuré à la maison sur une courte période et de la mesure de la respiration par les explorations fonctionnelles respiratoires. Le débitmètre de pointe est un petit appareil qui permet de mesurer son souffle à son domicile, c’est un peu le thermomètre des bronches. Les explorations fonctionnelles respiratoires sont faciles à réaliser dès que l’enfant a plus de 4-6 ans, elles sont possibles chez l’enfant de plus de 2-3 ans s’il accepte de respirer dans un embout buccal ou dans un masque posé sur le visage. Chez le nourrisson les explorations fonctionnelles respiratoires sont difficiles à effectuer, l’évaluation de la sévérité de l’asthme repose alors sur des éléments cliniques les moins subjectifs possibles (examen lors d’un épisode, fréquence des réveils nocturnes et des absences de crèche, nombre de consultations d’urgence), et sur la consommation en médicaments. Dans les cas difficiles, les explorations fonctionnelles respiratoires sont nécessaires. Plusieurs techniques d’explorations sont alors possibles, dans tous les cas l’examen est long à pratiquer et nécessite d’endormir le nourrisson.

Faut-il rechercher des facteurs allergiques dans les asthmes minimes ?

Quand l’asthme est réellement minime (les crises sont rares et les explorations fonctionnelles respiratoires sont normales) une enquête allergologique est aussi indispensable. En effet, en fonction des résultats on peut éviter le contact avec ces allergènes ou, le cas échéant, de prendre un traitement préventif avant le contact évitant ainsi la survenue d’une gêne respiratoire.

Peut-on toujours parler d’asthme, si les gênes sont exceptionnelles ?

Même si l’asthme ne s’est pas manifesté depuis des années, il faut garder en tête qu’il peut revenir et qu’il vaut mieux vaut avoir avec soi les traitements de la crise. Si une gêne survient, il est plus facile de l’arrêter en agissant tout de suite. Sans traitement rapide, la crise risque de prendre de l’ampleur et il sera alors plus difficile de la contrôler.

 

Publié le 15 avril 2013 - Mis à jour le 15 avril 2013