11,4% des enfants sont considérés par leur entourage comme allergiques à au moins un médicament
Nous avons en effet montré que 11,4% des enfants sont considérés par leur entourage comme allergiques à au moins un médicament.
Pour 8,7% des enfants, le médicament supposé responsable de l'allergie est un antibiotique.
Les signes cutanéo-muqueux sont le plus souvent rapportés.
L’importance de l'allergie aux médicaments et particulièrement aux ß-lactamines est probablement surestimée.
Chez l'enfant, l'enquête allergologique permet le plus souvent de trancher entre une réelle, mais rare, allergie aux antibiotiques,
et une éruption survenant lors d'une maladie virale chez une enfant recevant un traitement antibiotique.
Cette enquête débute avant tout par l'interrogatoire ; il établit un score "i" d'imputabilité qui va de "très vraisemblable" à "exclus".
Les tests cutanés à lecture immédiate sont d'un grand intérêt, mais uniquement dans le cas d'une allergie aux béta-lactamines
et aux myorelaxants. Ces tests ont, notamment pour les béta-lactamines, une bonne valeur prédictive surtout s'ils sont négatifs.
Mais l'exclusion formelle d'une allergie immédiate aux antibiotiques repose sur le test de réintroduction ou de provocation
avec l'antibiotique incriminé. Ce test, quand il est nécessaire, ne peut se faire qu'en milieu hospitalier.
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